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RIHAB MOHAMAD - Doctorante en Sciences de la Vie et de la Santé

Quel est votre parcours universitaire/professionnel et en quoi a consisté votre sujet d'étude ?
Voici mon parcours universitaire :
- 2008-2012 : Doctorat (bac+11), Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte (IRBI CNRS UMR 6035), université François-Rabelais, Tours.
- 2006-2007 : Master 2 Recherche FAGE (Forêt, Agronomie, Génie de l’Environnement) (bac+7), Institut national polytechnique de Lorraine, université de Nancy, France.
- 2003-2004 : Master 1, diplôme des études supérieures en agronomie, protection des plantes (bac+6), université de Techrine (Syrie), option Protection des plantes.
- 1998-2003 : Diplôme spécial en agronomie (bac+5), université de Techrine (Syrie), option Protection des plantes.
- 1997-1998 : Baccalauréat scientifique.

Voici mon parcours professionnel :
- 2011-2012 : Poste de contractuelle, chargée de cours : Biologie du comportement (Licence 3, TP + TD) + Biologie de la reproduction et de développement (Licence 2, TP) + Écologie-Éthologie (Licence 1, TP + TD), faculté des sciences, université de Tours, France.
- 2010-2011 : A.T.E.R. doctorante (Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche), chargée de cours : Diversité du Monde vivant (Licence 1, TP + TD) + Biologie de la reproduction et de développement (Licence 2, TP), faculté des sciences, université de Tours, France.
- 2005-2006 : Assistante dans le département Protection des plantes, faculté d'agronomie, université al-Baath, Syrie.
- 2004-2005 : Ingénieure chargée de cours, Contrôle des pestes (TP), dans le département Protection des plantes, faculté d'agronomie, université de Techrine, Syrie.

Mon sujet de thèse s'intitulait : « Compétition intra- et interspécifique chez deux parasitoïdes sympatriques : résolution des conflits et conséquences sur les stratégies d'exploitation des hôtes ». Il consistait à expliquer les différents mécanismes impliqués dans la coexistence de deux espèces de parasitoïdes solitaires, Eupelmus vuilleti et Dinarmus basalis, exploitant la même niche écologique, les larves et les nymphes de Callosobruchus maculatus (un coléoptère séminivore). En situation de compétition par exploitation, les femelles de D. basalis rejettent les hôtes parasités par E. vuilleti alors que celles d’E. vuilleti acceptent ceux parasités par D. basalis, voire les recherchent et les préfèrent aux hôtes sains. De surcroît, à ces capacités de multiparasitisme est associé un comportement d’ovicide et de larvicide. Ainsi E. vuilleti présente les caractéristiques d’une espèce dominante, potentiellement capable d’exclure D. basalis. Aussi, nous nous sommes demandés comment D. basalis peut se maintenir dans la même niche écologique qu’E. vuilleti, comme cela est observé dans certaines zones africaines.

Comment avez-vous vécu votre thèse ?
Ma thèse a été longue, puisque menée en parallèle avec des responsabilités familiales (je suis mariée et j'avais ma première fille et la naissance de mon deuxième enfant). J'ai connu de nombreux moments difficiles. Mais, généralement, j'ai vécu cette thèse tranquillement et sérieusement en me disant que c'était un travail très approfondi.

Que vous a apporté cette expérience ?
La thèse m'a permis de devenir un expert dans mon domaine de recherche tout en me permettant d'acquérir une rigueur de travail. J'ai aussi appris à gérer le temps de façon optimale, à enseigner, à encadrer des étudiants à travers des projets. Je me suis découverte des capacités de travail et d'organisation dépassant toutes mes attentes.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite suivre cette voie ?
Pour suivre cette filière, il faut être motivé, sérieux et aimé travailler beaucoup.

Quelle est votre situation actuellement ?
Je suis à l'heure actuelle en recherche de post-doctorat.