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DAMIEN NOUVEL - Doctorant en Informatique

Quel est votre parcours universitaire/professionnel et en quoi a consisté votre sujet d'étude ?
Cela peut paraître étonnant, mais mon parcours a été initialement tourné vers des études professionnalisées (IUP) en mathématiques et informatique. J'ai eu la chance de faire une année d'échange universitaire (Québec, université Laval), puis je me suis tourné vers la recherche avec ce qui correspond aujourd'hui à un master recherche (DEA mathématiques et informatique appliqué aux sciences humaines). J'ai alors décidé de travailler en entreprise, essentiellement en startup puis en SSII (société de services en ingénierie informatique). Pendant quatre ans, j'ai développé des sites internet (frontend et backend) ou des applications avant de me tourner à nouveau vers les milieux de la recherche (en CDD au CEA). Suite à cela, l'opportunité m'a été donnée de faire un doctorat dans des conditions qui me paraissaient bonnes, autant sur le plan professionnel que personnel.

Comment avez-vous vécu votre thèse ?
Bien ! Mon parcours professionnel m'a permis d'aborder ces années comme un projet personnel à moyenne échéance, par l'approfondissement d'un sujet de recherche précis. Par ailleurs, l'équipe de recherche dans laquelle j'ai été accueilli a été très chaleureuse et m'a énormément apporté, en fournissant un cadre de travail idéal. Les moments le plus difficiles ont sans nul doute été lorsque la charge de travail a été importante, parfois stressante, avec des responsabilités en enseignements avec lesquelles il faut composer. Les moments importants se sont matérialisés par des occasions de présenter mes travaux de recherche et d'en faire comprendre à la fois les aspects généraux et les spécificités.

Que vous a apporté cette expérience ?
Il me semble avoir maintenant une expertise sur un domaine particulier (traitement automatique des langues) que je peux valoriser professionnellement. C'est aussi l'occasion de mettre à l'épreuve sa capacité à se mobiliser, à s'organiser et à prendre des initiatives. Contrairement à d'autres expériences, quelque soit l'encadrement, il y a toujours dans le doctorat une grande liberté qui nécessite de prendre des décisions. Lorsque l'on y parvient, la reconnaissance des collègues et des proches est une très belle récompense.

Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite suivre cette voie ?
En premier lieu, ne pas « attendre » pour s'investir et pour s'approprier le sujet de recherche : cela peut-être long mais c'est le moteur pour réaliser ses travaux durant les années de thèse. Ensuite, rester serein, même lorsque la pression monte. Nous avons une obligation de moyens, pas nécessairement de résultats (du moins pas immédiatement). Enfin, bien considérer le doctorat comme une activité professionnelle par laquelle, après avoir acquis un savoir, il faut l'étendre (recherche) et le partager (enseignement, conférences, etc.).

Quelle est votre situation actuellement ?
Je suis actuellement en CDD, en tant qu'ingénieur de recherche, à l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique), financé par un projet de l'Agence nationale de recherche (EDyLex - Enrichissement dynamique de lexiques). Je considère cela comme une transition, avec des perspectives que j'imagine autant côté académique que des entreprises. Terminer le doctorat demande du temps, afin de faire la transition et de prendre les bonnes décisions pour la suite. Même si rien n'est balisé, je suis assez confiant sur l'avenir, qui se situera probablement quelque part entre recherche théorique et développement d'applications.