Stéréotypes culturels et constructions identitaires

UEL Stéréotypes culturels et constructions identitaires

Lorsque les scientifiques (sociopsychologues, sémiologues, didacticiens, théoriciens de la littérature et spécialistes de l’histoire culturelle) essaient de comprendre comment nous pensons – comment nous appréhendons le monde et autrui –, par quels biais et avec quels moyens nous nous exprimons, ils rencontrent immanquablement des phénomènes de « naturalisation » (on transforme l’accident en nature, la circonstance en essence), qu’il s’agisse de l’élaboration de mythes ou de ce que l’on désigne le plus souvent, sans grande précision, « stéréotypes », « clichés », « lieux communs » ou encore « préjugés ».

D’une manière générale les chercheurs sont d’accord pour dire que le stéréotype en soi n’est ni bon ni mauvais mais inévitable, voire utile, pour l’organisation des discours et pour la cohésion sociale. Mais ils conviennent aussi – à l’instar surtout des spécialistes en études culturelles – du rôle néfaste que peut jouer le stéréotype dans la représentation de l’autre et, en particulier, dans l’image que les groupes dominants se forgent de ceux qu’ils tiennent à garder sous leur autorité : femmes, minorités ethniques, religieuses ou sexuelles.

Cours assuré en français.

Modalités de contrôle
Examen écrit ou travail personnel.

(Code = XL5ESP14)